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Comprendre votre intestin et vos biopsies intestinales.

Understanding your gut and intestinal biopsies.

 

Par le Dr. Scot Lewey

Plusieurs personnes passent des examens pour la maladie cœliaque (MC) et sont quelquefois confus au sujet des termes utilisés pour décrire le tube digestif et sa paroi interne aussi bien que les résultats des biopsies. Cet article tentera de vous expliquer les termes d’une façon simple et facile à comprendre.

Le tube digestif est l’organe immunitaire le plus volumineux du corps. Après la peau, il est la partie du corps la plus exposée aux agresseurs ou aux envahisseurs potentiels. Il consiste en un long tube dont la bouche en est l’entrée et l’anus la sortie.

Le petit intestin ou intestin grêle mesure environ 24 pieds de long, suffisamment long pour faire le tour de votre taille 6 à 8 fois. Le gros intestin ou côlon mesure environ 5 pieds de long ou un peu moins que ce que vous mesurez en hauteur. Le petit et le gros intestin sont des espèces de tubes circulaires dans lesquelles ce que vous mangez et buvez se transforme en nutriments, qui sont digérés et absorbés tout le long du trajet et également en déchets. Des millions de projections, en forme de doigts, appelées villosités donnent à la surface de l’intestin une capacité d’absorption un peu comme du papier essuie-tout et ces villosités sont aussi les endroits abritant certaines enzymes digestives.

Une villosité normale dans l’intestin grêle a un aspect long et mince. Lorsque l’intestin grêle est endommagé comme par exemple dans la MC, ce sont ces villosités qui sont endommagées. La surface de l’intestin grêle, visualisée directement à l’écran durant l’examen endoscopique, peut sembler détériorée, avec une perte de l’aspect velouté ou perte de l’aspect semblable à la surface d’un tapis. Quelquefois des ulcérations ou des fissures sont visibles.

Cependant, dans la majorité des cas, à moins que le dommage ne soit sévère, les signes de détérioration causée par le gluten ne sont détectables que par l’analyse des biopsies au microscope. Un tel examen montre une surface aplatie ou encore montre des villosités émoussées. Dans cet état, l’absorption est significativement affectée.  Sans une villosité normale, l’intestin peut être comparé à une serviette usée ou un papier essuie-tout de mauvaise qualité. De tels serviettes ou papiers essuie-tout ne feront pas un bon travail pour vous sécher après la douche ou pour éponger un dégât d’eau. De la même façon, une villosité intestinale endommagée n’absorbe pas bien les nutriments et les liquides. Il en résulte une malnutrition, une perte de poids et de la diarrhée qui sont des symptômes courants d’une MC avancée.

En plus des nutriments qui doivent être absorbés, il y a des milliards de microbes dans le tube digestif. Ces microbes sont en majorité des bactéries mais il y a aussi des virus, des parasites et des levures qui essaient aussi de pénétrer dans le corps. Les produits chimiques, les toxines, les additifs alimentaires et les particules de nourriture incomplètement digérées se retrouvant aussi à l’intérieur du tube digestif sont capables de pénétrer dans le corps si la paroi intestinale ou la bordure est trop perméable.

Les cellules combattant les infections sont nécessaires à la surface de la paroi intestinale afin de protéger le corps contre toute forme d’invasion dans le tube digestif. Les lymphocytes sont un type important de cellules sanguines combattantes qui se retrouvent abondamment dans l’intestin. Quelques-unes de ces cellules se retrouvent au bout des villosités ou des projections en forme de doigt dans l’intestin grêle. Ces petits groupes d’éclaireurs lymphocytes, habituellement 2 à 3 par villosité, sont aux aguets en cas d’attaque possible. L’emplacement de ces éclaireurs se situe entre les cellules intestinales d’absorption, les entérocytes, une forme de cellules épithéliales. Les lymphocytes doivent sonner l’alerte afin d'obtenir de l’aide et recruter des lymphocytes additionnels ou d’autres types de cellules pour combattre l’infection ou encore des cellules immunitaires à la surface de la paroi, dépendamment du type et de la sévérité de l’attaque ou de l’invasion.

Les lymphocytes sont comptés au bout des villosités et sont exprimés comme tels (habituellement 2 à 3) ou ils peuvent être exprimés par rapport à 20 entérocytes ou cellules épithéliales. Par convention, la quantité de lymphocytes est habituellement convertie et exprimée par rapport à 100 entérocytes. Comme les lymphocytes sont situés entre les entérocytes ou cellules épithéliales, on les appelle lymphocytes intra-épithéliaux ou IELs. Lorsqu’ils sont en excès, ceci porte le nom de lymphocytose intra-épithéliale.

D’autres lymphocytes et d’autres cellules combattant les infections, incluant les cellules mastocytaires, sont présents à la base des villosités intestinales. Ces cellules, comme une armée ou un escadron, demeurent en réserve et attendent juste d’être appelées au front, à la surface des villosités intestinales, pour combattre lorsque le corps croit être attaqué ou envahi.

L’augmentation des IELs, la lymphocytose intra-épithéliale, est le PREMIER indice microscopique de la MC et de dommages causés par le gluten bien que cette augmentation ne soit pas spécifique au gluten. L’allergie ou la sensibilité à la caséine, le parasite giardia, la bactérie H. pylori, les infections virales peuvent aussi être la cause d’une augmentation des IELs. Il est habituellement facile de constater s’il y a oui ou non une augmentation des IELs au sommet des villosités.

Les pathologistes, en majorité, jettent seulement un “coup d’œil” sur le sommet des villosités et jugent de façon subjective s’il y a augmentation du nombre de IELs. Ils décident ainsi s’il y a augmentation ou pas des lymphocytes au sommet des villosités, s’il y a ou pas de lymphocytose intra-épithéliale, sans spécifiquement compter leur nombre et l’exprimer selon la méthode vue ci-haut.

Des tests spécifiques existent afin de bien visualiser ces lymphocytes et de les compter aisément. Cependant, ces tests ne se font pas de façon routinière et habituellement ils doivent avoir fait l’objet d’une requête spécifique du médecin, spécialement lorsque des changements minimes à la muqueuse sont suspectés et que le gluten est aussi suspecté pour en être la cause comme par exemple dans le cas d’une personne qui aurait limité la quantité de gluten dans sa diète alimentaire avant de consulter.

Pendant plus de 30 ans, le seuil adopté pour déterminer si la quantité de IELs était anormale fut de huit lymphocytes ou plus par villosité ou si vous préférez, toute quantité plus grande que 40 IELs par 100 cellules épithéliales (entérocytes). Donc une quantité de lymphocytes >40 IELs/100 entérocytes était le seuil reconnu pour déterminer une quantité anormale de IELs. Depuis quelques années, un décompte de sept lymphocytes ou plus par villosité, c'est-à-dire de 35 IELs/100 entérocytes est devenu la nouvelle norme pour définir la lymphocytose intra-épithéliale.

Une telle augmentation des lymphocytes dans le contexte de symptômes typiques et de tests sanguins spécifiques à la MC est maintenant acceptée comme diagnostic même en l’absence d’une atrophie villositaire sous-totale ou totale. Les nouvelles recherches suggèrent maintenant qu’une quantité de lymphocytes aussi basse que 25 IELs/100 entérocytes ou environ 5 lymphocytes au sommet des villosités devrait être considérée comme anormale.

Malheureusement, comme plusieurs pathologistes persistent à considérer la MC comme une maladie rare, cette découverte à propos de la subtile augmentation des lymphocytes, est passée inaperçue ou n’a pas été rapportée. Il en résulte que les premiers signes microscopiques de dommages causés par le gluten sont soit ignorés soit occultés.

Pour compliquer encore davantage les choses, les tests sanguins les plus spécifiques à la MC, les anticorps anti-endomysium et anti-transglutaminase sont négatifs chez 40% des gens ayant un début de MC. En conséquence, afin de diagnostiquer les cas de MC en début de maladie, il est impératif qu’une augmentation des IELs soit détectée et rapportée par le pathologiste dans le rapport de biopsies.

La combinaison d’un niveau élevé d’anticorps anti-gliadine, de symptômes et d’une augmentation des IELs pourrait être suffisante pour établir un diagnostic présomptif de MC et recommander une diète sans gluten. Ceci est spécialement vrai chez les individus à haut risque comme les membres d’une famille comptant un ou plusieurs cœliaques ou présentant une configuration génétique à risque (HLA DQ2 ou DQ8).


Le Dr Scot Lewey est médecin diplômé et spécialisé en gastroentérologie (maladies du système digestif) pratiquant sa spécialité au Colorado. Il est le médecin rattaché au groupe local de support de la MC, il est chercheur et auteur de plusieurs publications. Il a développé un programme éducatif sur le web à cette adresse : http://www.thefooddoc.com/ afin d’informer les gens souffrant d’intolérance alimentaire et de MC.

Source de cet article: http://www.thefooddoc.com/

 

 


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